paysage ensoleilléVoyage initiatique avec Carlos Castaneda

(extrait du livre paru et disponible sur notre boutique)

"Quelques jours plus tard, j’ai vécu un rêve avec Carlos CASTANEDA.

Nous nous promenions tous les deux dans le désert de Sonora, au nord du Mexique, près de la frontière américaine. Il marchait derrière moi, un peu en retrait de quelques pas, et me disait d’avancer en regardant droit devant et en attendant que le présage se manifeste. Il avait une attitude plutôt étrange par son comportement, j’entendais des petits sons, comme des claquements secs, faits avec sa langue sur son palet ou le côté de ses lèvres, mais ses bruits étaient étouffés comme s’il ne voulait pas que je les entende ou voulait les cacher.

Je me rappelle que nous errions sans motif apparent, quand tout à coup, nous avons aperçu à l’horizon, presque en même temps, un corbeau qui volait en solitaire. Carlos me dit que c’était un signe, car il était rare de voir ce volatile dans cet endroit du désert surtout au plus haut point de la journée. Il devait être midi, le moment le plus chaud où normalement il n’y a aucune trace de vie, tous sont à l’abri, à l’ombre, à l’exception des reptiles au sang froid qui font leur réserve de chaleur pour régénérer leur cercle de vie.

Mon regard se porta loin, là- bas, sur ce corbeau qui volait au dessus de la terre desséchée et aride du désert. Mon attention devint de plus en plus focalisée sur lui alors qu’il se rapprochait de plus en plus de moi.

J’ai senti que Carlos avait disparu, comme volatilisé. Je ne percevais plus sa présence derrière moi, mais je ne voulais pas me retourner de peur de perdre cet oiseau de vue. De plus, j’étais de plus en plus fasciné car il se rapprochait progressivement de moi, mon attention devint si intense que le corbeau arriva à 2 mètres, faisant face à mon visage. Là, il faisait du sur place à 1 mètre du sol. Nous étions face à face.

Tout d’abord, mon regard fut attiré par le battement de ses ailes qui allait de plus en plus vite et le reflet des différentes nuances de couleurs, noir brillant et bleu foncé qui se reflétaient sur le dos de ses plumes.

Puis, j’observais son bec quelques instants, ensuite mes yeux se portèrent sur son regard, un regard noir hypnotique interrogateur de la vie. Je devenais totalement et entièrement absorbé par cette tête de corbeau comme si plus rien d’autre n’existait, plus de pensées, plus de corps ni de décor. Nous ne faisions qu’un. Quand tout à coup, il se déplaça vers ma droite, à une vitesse dépassant celle de la pensée, pour se retrouver derrière moi, il venait de faire un demi cercle de 180° en un clin d’œil, moi aussi mais pas complètement : mon corps physique, lui n’avait pas bougé et mes yeux non plus, mais mon regard spirituel (mon attention) avait fait volte face et s’était tourné dans une autre direction.

A ce moment Carlos réapparut, il me dit que mon regard avait changé de direction, je ne devais plus chercher vers l’extérieur la réponse à mes questions mais que je devais regarder à l’intérieur de moi-même, la réponse était en moi.

Il m’expliqua que regarder vers l’intérieur ne voulait pas dire..."


Vus récemment

Pas de produit

Menu

Top